Ouverture de la chasse : la check-list à passer avant le premier jour

Chaque année, le même scénario se rejoue : la veille de l’ouverture, on sort le fusil de l’armoire et l’on constate qu’il manque une pièce, que les cartouches ne sont plus les bonnes ou que les bottes ont rendu l’âme pendant l’été. Passer cette revue trois ou quatre semaines à l’avance change tout.

L’arme, d’abord

Un fusil ou une carabine qui a dormi neuf mois se nettoie avant d’être rangé, pas au moment de partir. Vérifiez l’état du canon en le regardant à la lumière, l’absence de piqûres de rouille dans la chambre, et le fonctionnement de la sûreté à vide. Sur un semi-automatique, démontez et graissez : c’est la première cause d’enrayage à l’ouverture.

Pour une carabine équipée d’une optique, une séance de vérification au stand s’impose. Un coup pris dans le coffre en fin de saison dernière suffit à déplacer le point d’impact de plusieurs centimètres, et l’on ne s’en aperçoit jamais au bon moment.

Les munitions

Comptez ce qu’il vous reste et, surtout, regardez ce que c’est. Les stocks de fin de saison se composent souvent de restes hétéroclites, calibres et numéros de plomb mélangés. La réglementation sur les munitions sans plomb, notamment en zone humide, continue par ailleurs d’évoluer : une vérification annuelle des textes applicables dans votre département évite une mauvaise surprise lors d’un contrôle.

Rangez-les au sec. Des cartouches stockées dans un garage humide gonflent légèrement et se chambrent mal.

Les papiers

Validation du permis pour la saison en cours, assurance à jour, adhésion à la fédération : ce sont des formalités, mais elles ne se règlent pas la veille au soir. Profitez-en pour vérifier que vos documents de détention correspondent bien aux armes que vous possédez réellement — les régularisations prennent du temps.

Le matériel que l’on oublie

C’est là que se logent les vraies mauvaises surprises. Les bottes fendillées au niveau du pli, la lampe frontale dont les piles ont coulé, le couteau qui ne coupe plus, le sac dont la sangle a lâché, les protections auditives introuvables. Aucun de ces éléments ne semble critique en juillet ; chacun gâche une journée de chasse en septembre.

Faites l’inventaire sac ouvert, sur une table, en manipulant chaque objet. Ce qui est douteux se remplace maintenant, pendant qu’il reste le temps de commander et d’essayer. Les détaillants spécialisés comme la Boutique du Chasseur couvrent l’essentiel de cette liste, ce qui évite de multiplier les commandes chez cinq fournisseurs différents pour cinq articles.

Pour le chien, le raisonnement est identique : vaccins, antiparasitaires, collier, et une reprise progressive de la condition physique. Un chien sorti brutalement de trois mois d’inactivité se blesse.

Le terrain

Dernière étape, souvent négligée : retourner sur le territoire avant l’ouverture. Les cultures ont changé, une clôture a pu être posée, un chemin s’est refermé. Repérer les coulées, les zones de gagnage et les postes praticables en amont vaut mieux que de découvrir tout cela le premier matin, dans le noir.

En pratique

Un après-midi suffit à passer cette liste. C’est peu au regard d’une saison entière, et cela évite la série de petits agacements qui transforment une ouverture attendue depuis des mois en parcours du combattant.

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